Courrèges, une maison dans le sillage des sixties.
Depuis les années 60, Courrèges fait souffler un vent de liberté dans l’univers de la mode. Des lignes droites avant-gardistes, des coupes sans plis ni pinces, des surpiqûres et des poches arrondies soulignent les modèles de la maison française, que l’on reconnaît en un coup d’œil. Du prêt-à-porter aux accessoires, en passant par les sacs et les chaussures, Courrèges se plaît aussi à jouer avec les couleurs et les matières.
Une mode futuriste, courte et géométrique.
Depuis la création de sa maison de couture en 1961, André Courrèges s’est positionné en précurseur. À l’époque, il défend le port du pantalon tout en favorisant celui de la minijupe, mais lance aussi « The Moon Girl », une collection aux accents futuristes qui marquera l’histoire de la mode. La griffe raccourcit alors les longueurs, joue sur les formes géométriques, le blanc et les contrastes colorés. Six ans plus tard, pour faire face à la menace des contrefaçons, Courrèges décide de se réinventer et célèbre sa réouverture avec trois lignes – Couture Future pour le prêt-à-porter, Prototype pour la haute couture et Hyperbole pour le sportswear. Dans la foulée, la marque participe même à la confection des vêtements officiels des Jeux olympiques de Munich, associant vinyle et nylon doublé d’éponge. En 1970, elle compte déjà 180 points de vente et lance un parfum, lequel sera suivi trois ans plus tard d’une première collection homme. Courrèges, c’est aussi de nombreux accessoires. Particulièrement prisés, les sacs Courrèges déclinent leurs lignes géométriques sous forme de cabas en nylon. Du côté des chaussures, on retiendra les bottes plates ainsi que les bottines rétro-futuristes à talons carrés, qui portent le monogramme du fondateur. Enfin, pour ses lunettes, la marque mise sur d’élégantes montures arrondies à l’esprit rétro.
Le renouveau Courrèges.
Depuis ses débuts, la maison a subi plusieurs passations. Dans les années 90, la famille Courrèges reprend la main, pour finalement vendre son entreprise à deux publicitaires français en 2011. Ils mettent alors à la tête de la maison le duo de Coperni : Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant accompagné de Lolita Jacob. Ceux-ci ont à cœur de perpétuer l’identité de la marque, remettant au goût du jour les blousons en vinyle, les minirobes trapèze et les bottes blanches plates. Encore aujourd’hui, Courrèges se plaît à associer la mode au design et à l’art contemporain. Décédé en 2016, André Courrèges aura habillé les plus grandes stars, de Romy Schneider à Françoise Hardy.
Que ce soit dans le domaine du prêt-à-porter ou des accessoires de mode, Courrèges possède un ADN unique, entre réminiscences des années 60 et lignes résolument modernes. Parmi les nombreuses pièces mythiques de la griffe, on citera l’indémodable robe trapèze, féminine et mutine, les bottes plates blanches, si Swinging London, ou encore le mini-sac à dos en cuir, qui se niche discrètement dans le creux du dos.



























































